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Méthodologie et transparence · dernière mise à jour : 05/10/2026

Comment Kibe-Kibe calcule, exactement

La confiance d’un outil quantitatif se gagne en montrant ses formules. Cette page est la référence : ce que nous calculons, ce que nous ne calculons pas, et les limites connues.

Comment le TRJ est-il calculé ?

Pour un événement, nous prenons la meilleure cote disponible sur chaque issue, tous bookmakers confondus. Le TRJ (taux de retour joueur) vaut :

TRJ=11cote1+1cote2+⋯+1coteN\text{TRJ} = \frac{1}{\dfrac{1}{\text{cote}_1} + \dfrac{1}{\text{cote}_2} + \dots + \dfrac{1}{\text{cote}_N}}

Un TRJ de 96,80 % signifie qu’une couverture parfaite rend 96,80 € pour 100 € misés. Si une issue n’est cotée nulle part, le TRJ est nul par convention : pas de meilleure cote exploitable, et l’interface le dit.

Ouvrir le calculateur de TRJ et de marge

Qu’est-ce qu’un surebet chez Kibe-Kibe ?

Un événement dont le TRJ, calculé comme ci-dessus, dépasse strictement 100 %. La répartition proposée égalise le retour sur toutes les issues : misei=retour ciblecotei\text{mise}_i = \dfrac{\text{retour cible}}{\text{cote}_i}. Le gain garanti est le retour moins la somme des mises. Nous affichons toujours l’horodatage de la capture : un arbitrage se vérifie chez les bookmakers au moment de miser, pas dans un tableau.

Ouvrir le calculateur de surebet

Et un value bet ?

Une cote supérieure à la cote juste d’une référence à faible marge, sa marge retirée. Sans référence fiable, un match n’est pas évalué. L’edge affiché est l’écart relatif : +4,2 % signifie une espérance de gain positive de 4,2 % par euro misé, sur le long terme. La variance reste entière : un value bet perd souvent ; c’est une espérance, pas une promesse.

Pourquoi la manière de retirer la marge compte. Un opérateur ne répartit pas sa marge à parts égales : il en charge davantage les outsiders. C’est le biais favori-outsider, bien documenté. Les parieurs surestiment les petites chances, et l’opérateur se protège davantage là où un parieur mieux informé lui coûterait le plus cher. Retirer la marge au prorata laisse donc aux outsiders une probabilité trop haute, et fait apparaître sur eux des values qui n’existent pas.

Nous retirons la marge de deux façons, que les études comparatives placent en tête.

La méthode de Shin suppose qu’une petite part zz des mises vient de parieurs mieux informés que l’opérateur. Pour s’en protéger, celui-ci gonfle ses prix, et davantage sur les grosses cotes. On cherche la valeur de zz qui explique les cotes affichées, puis on en déduit la probabilité juste de chaque issue :

pi=z2+4(1−z) πi2S−z2(1−z)p_i = \dfrac{\sqrt{z^2 + \dfrac{4(1-z)\,\pi_i^2}{S}} - z}{2(1-z)}

Ici, πi=1cotei\pi_i = \dfrac{1}{\text{cote}_i} est la probabilité implicite de l’issue ii, SS la somme de ces probabilités (marge comprise), et zz la valeur pour laquelle les pip_i somment à 1.

La méthode de la puissance élève chaque probabilité implicite à une même puissance kk, juste assez grande pour que leur somme retombe à 1 :

pi=πi k,avec∑iπi k=1p_i = \pi_i^{\,k}, \qquad \text{avec} \quad \sum_i \pi_i^{\,k} = 1

Une petite probabilité fond proportionnellement plus vite qu’une grande quand on l’élève à une puissance supérieure à 1. La marge retirée pèse donc davantage sur les outsiders.

Notre règle de prudence. Les deux méthodes ne s’accordent pas toujours, et aucune ne l’emporte dans tous les championnats. Pour chaque issue, nous retenons la cote juste la plus haute des deux, donc la value la plus faible :

cote justei=max⁡(1piShin, 1pipuissance)\text{cote juste}_i = \max\left(\dfrac{1}{p_i^{\text{Shin}}},\ \dfrac{1}{p_i^{\text{puissance}}}\right)
edge=meilleure cotecote juste−1\text{edge} = \dfrac{\text{meilleure cote}}{\text{cote juste}} - 1

Un value bet n’est affiché que si les deux méthodes le détectent.

Exemple. La référence cote un match 1,30 / 5,50 / 11,00. Au prorata, l’outsider aurait une cote juste de 11,46, et une offre à 12,00 afficherait +4,7 %. Avec Shin (cote juste 12,55) et la puissance (12,71), la même offre ressort à −4,4 % et −5,6 % : ce n’est pas un value bet.

Ouvrir le calculateur de value bet

Limites connues et honnêteté des données

  • Les heures de coup d’envoi sont celles publiées par les bookmakers, sans fuseau fiable : nous les affichons telles quelles.
  • Les libellés de compétition ne sont pas normalisés entre bookmakers ; un même championnat peut apparaître sous deux noms.
  • Les cotes bougent : chaque chiffre porte son état de fraîcheur (frais, vieillissant, périmé) plutôt qu’une illusion de temps réel.
  • Les bookmakers peuvent limiter les comptes gagnants ; aucun outil n’y échappe.

Rédigé par le fondateur

Ingénieur, parieur quantitatif depuis 2019. Cette page est revue à chaque évolution du moteur.